Le 15ème jour du mois - Septembre 2017 - 266

Le 15 e jour du mois mensuel de l’Université de Liège 266 septembre 2017 www.ulg.ac.be/le15jour 2 3 www.ulg.ac.be/le15jour septembre 2017 266 mensuel de l’Université de Liège Le 15 e jour du mois som maire 266 à la une à la une à LA UNE 200 ANS de l’université de Liège 2-3 PHILOSOPHIE ET LETTRES 4-5 DROIT, SCIENCE POLITIQUE ET CRIMINOLOGIE 6-7 SCIENCE 8-9 MÉDECINE 10-11 SCIENCES APPLIQUÉES 12-13 MÉDECINE VÉTÉRINAIRE 14-15 PSYCHOLOGIE, LOGOPÉDIE ET SCIENCES DE L’ÉDUCATION 16-17 HEC Liège 18-19 SCIENCES SOCIALES 20-21 GEMBLOUX AGRO-BIO TECH 22-23 ARCHITECTURE 24-25 CHU 26-27 AGENDA 28 l’origine, durant le régime hollan- dais, l’université de Liège, dénom- mée Academia Leodiensis, ne com- porte que quatre Facultés : Philosophie et Lettres, Droit, Sciences, Médecine. En cette première année 1817, seulement 259 étu- diants se pressent dans les amphithéâtres de ce qui deviendra plus tard la place du 20-Août. Les cours s’y donnent en latin et les examens se déroulent dans la même langue ancienne. Mais 1825 connaît une innovation qui marquera l’his- toire de l’Université : l’arrêté royal du 13 mai prescrit l’enseignement de la chimie et de la méca- nique, appliquées aux arts industriels, dans les trois institutions universitaires méridionales ; pour Liège, il ajoute une chaire d’exploitation des mines, ce qui donnera naissance à l’École des mines, bientôt internationalement réputée et d’abord partie intégrante de la faculté des Sciences. Ainsi s’annonce, avec la création d’autres Écoles spéciales à vocation technique, l’actuelle faculté des Sciences appliquées. Un autre apport de cette époque mérite d’être signalé : la mise en place, en 1828, d’une chaire de pédagogie consacrée, dans un premier temps, à la philologie et aux mathématiques. au début de LA BELGIQUE La Révolution de 1830 et les premières années de la Belgique indépendante ont constitué une période de grande incertitude pour les universités. Professeurs d’origine hollandaise remerciés, enseignants étrangers préférant s’éloigner et, à Liège, fermeture de la faculté de Philosophie et Lettres sont les principaux signes de ce qui ressemble alors à une véritable saignée. Un tel dégraissage s’explique par l’idée en vogue au sein du gouvernement provisoire, à savoir celle de créer une seule université d’État pour toute la Belgique, avec des Facultés éparpillées dans plusieurs villes. Le fait que seule la cité mosane conservait sa faculté des Sciences, contrairement aux deux autres institutions, indique déjà l’importance que celle-ci avait prise aux yeux des nouvelles autorités. Dès janvier 1831 cependant, une résistance s’or- ganise chez les responsables politiques liégeois, outrés de voir supprimée la faculté de Philosophie et Lettres (serait-ce une mesure de rétorsion pour avoir été à la pointe du combat révolutionnaire ?) et conscients de l’importance pour leur ville de conserver intacte son implantation universitaire. Les autres institutions universitaires vont égale- ment riposter : chacune d’elles va en effet voir fleurir en son sein des Facultés libres dont le but évident est de compenser les pertes. Après quatre années inconfortables, cette situation bancale, pré- judiciable à la qualité des enseignements, prendra définitivement fin avec la première Loi organique de l’enseignement supérieur du 25 septembre 1835. La physionomie du paysage universitaire belge que nous connaissons toujours aujourd’hui se met en place à ce moment, Liège et Gand devenant des universités officielles de l’État. Et dans la seconde moitié du XIX e siècle, celle qui deviendra l’ULg – et désormais ULiège – voit s’étendre son rayonne- ment. On en veut pour preuves le nombre grandis- sant d’étudiants (plus de 1000 lors de l’année aca- démique 1876-1877) et la construction, décidée par le Conseil communal en 1881, de l’Institut de zoo- logie du quai Van Beneden. D’autres édifications ou reconstructions suivront dans la foulée, dont l’observatoire de Cointe et l’hôpital de Bavière. L’essaimage des bâtiments universitaires dans la Cité ardente avait bel et bien commencé. L’OUVERTURE COMME IDÉAL En 1914, l’Université est saccagée et fermée par l’occupant. Il faudra attendre la fin de la Grande Guerre pour qu’une nouvelle impulsion lui soit redonnée. Y contribueront essentiellement le reliquat de l’aide de la “Commission for Relief in Il est des dates dont la destinée est de rester inscrites dans la mémoire de ceux et celles qui les ont vécues. Le 25 septembre 2017 sera certainement de celles-là puisque ce lundi, jour de la Rentrée aca- démique, on commémorera le 200 e anniversaire de l’ouverture officielle de l’université de Liège le 25 septembre 1817. Un an auparavant, jour pour jour, le roi Guillaume I er d’Orange approuvait par arrêté le “Règlement sur l’organisation de l’enseignement supérieur dans les Provinces méridionales du Royaume des Pays-Bas”, lequel allait servir jusqu’en 1830 de cadre à l’organisation des universités d’État de Gand, Liège et Louvain. Le 25 septembre, la communauté universitaire fêtera les 200 ans de notre Alma mater. À circonstances exceptionnelles, cérémonie de Rentrée académique exceptionnelle. À 10h30 : dans la salle acédémique , séance de remise des insignes de docteur honoris causa , à trois personnalités : Fatou Diome, écrivaine; Bernard Serin, président-administrateur délégué de Cockerill Maintenance & Ingénierie à Seraing et Rolf Tarrach, président de l’Association européenne des universités (sur invitation). À 14h : formation du cortège académique qui traversera la ville en bus Imperial. À 14h30 : cérémonie en partenariat avec l’Orchestre philarmonique royal de Liège, à la salle philarmonique de Liège. Au programme, présentation du livre Mémoire et prospective. Université de Liège (1817-2017), interventions musicales de l’Orchestre philarmonique et quelques surprises… Pour célébrer à la fois le Bicentenaire et les 80 ans de Pierre Bartholomée, l’Université aura l’honneur de proposer la création d’une œuvre du compositeur, en sa présence. Pierre Bartholomée a dirigé l’Orchestre pendant 22 ans, à partir de 1977. Proche d’Henri Pousseur et du séminaire de musicologie de l’Université, il a fondé avec lui l’ensemble Musique Nouvelle et le Centre de recherche et de formation musicales de Wallonie (aujourd’hui Centre Henri Pousseur). * http://culture.ulg.ac.be/Bartholomee Toute la communauté universitaire est invitée à la cérémonie de Rentrée académique Le lundi 25 septembre à 14h, à la salle philarmonique de Liège, boulevard Piercot 25-27, 4000 Liège. * informations et inscription sur le site events.ulg.ac.be/ra2017 DiesNatalis Belgium” et la création en 1928 du Fonds natio- nal de la recherche scientifique (FNRS), organisme devant beaucoup au roi Albert I er et à l’action de plusieurs leaders d’opinion – dont Émile Francqui – pour lesquels la recherche fondamentale n’était pas un vain mot. Dans ces années 1920, à l’instar des années 1880, on assiste à une impulsion des pou- voirs publics pour doper l’Université. Comme en témoigne l’implantation de l’Institut de génie civil au Val-Benoît, à l’emplacement d’une ancienne abbaye dont elle avait acquis le domaine en 1924. Cette même année voit aussi l’établissement d’une station scientifique dans les Hautes Fagnes Après la Seconde Guerre mondiale, l’âge de la Big Science sonne la fin du savant isolé tel que le fut un Louis Pasteur, par exemple. Désormais, les découvertes se font en équipe et sont tributaires de l’interaction de différentes disciplines. C’est là une phase du travail scientifique dans laquelle la com- munauté universitaire liégeoise se trouve toujours. Et force est de constater qu’elle n’a pas simple- ment suivi ce mouvement, mais qu’elle en a été au contraire l’actrice par sa participation continue aux transformations qu’il a entraînées, que ce soit en robotique, en informatique ou encore dans la recherche spatiale si performante de nos jours. Le souci de poursuivre les recherches dans leur cadre naturel a largement contribué à cette évolution promet- teuse. En 1947, l’Université établit un observatoire en Haute-Provence et, en 1949, elle participe à la création de la station scientifique du Jungfraujoch en Suisse. Enfin, en 1965, elle construit une station de recherches sous-marines et océanographiques à Calvi, en Corse. plusieurs CAMPUS L’ Alma mater liégeoise était née en bord de Meuse. En s’aventurant au Sart-Tilman, elle prit de la hau- teur. Et pour cause ! C’est dans une zone boisée de plus de 2000 ha, sise sur les collines de la rive droite du fleuve, que le recteur Marcel Dubuisson lança en 1954 le projet de transfert de l’Université. Cette décision avait été rendue possible par le législateur qui, l’année précédente, avait conféré aux universi- tés une réelle autonomie dans leur gestion. Elle se concrétisera – avec des ralentissements dus à la crise de la fin de la décennie 1970 et des ambitions revues à la baisse – grâce aux plans de l’architecte Claude Strebelle. En 1985, le domaine était fin prêt pour l’ac- cueil des étudiants. Depuis 1971, les représentants de ceux-ci (plus de 23 000 aujourd’hui), bénéficiant des retombées démo- cratiques de la contestation de 1968-1969, étaient admis au conseil d’administration de l’Université. Ils le sont toujours, indice d’ouverture s’ajoutant au rap- prochement de l’Institution avec les milieux extérieurs régionaux, économiques en priorité. Parallèlement, suite à la fédéralisation de l’État belge, elle connut une ultime mutation : depuis le 1 er janvier 1989, elle dépend désormais de la Communauté française de Belgique, l’actuelle Fédération Wallonie-Bruxelles. Et d’“Université de l’État à Liège” qu’elle était, la voilà affublée à présent de la dénomination officielle d’“Université de Liège” (ULiège), comprenant outre le Campus Environnement d’Arlon, HEC Liège, Gembloux Agro-Bio Tech et une nouvelle faculté d’Architecture. Henri Deleersnijder Le lundi 25 septembre, lors de la cérémonie de Rentrée académique, aura lieu la présentation du livre de Philippe Raxhon et Veronica Granata, Mémoire et prospective. Université de Liège (1817-2017), Les Presses universitaires de Liège, Liège, septembre 2017. J.-L. Wertz J.-L. Wertz De gauche à droite : le vice-recteur Didier Vrancken, le recteur Albert Corhay, le premier vice-recteur éric Haubruge et le vice-recteur Rudi Cloots

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