Du 5 au 9 mars, le CEJ organise une semaine sur le pays du Soleil levant
Afin de sensibiliser les étudiants et un large public aux cours et aux différentes activités centrées sur le Japon, le Centre d’études japonaises (CEJ) organise une “Semaine du Japon” du lundi 5 au vendredi 9 mars. Ces dates ne sont pas choisies par hasard mais permettent de se souvenir des dramatiques événements de Fukushima et de faire le point sur la situation actuelle, juste un an après la catastrophe. Une exposition présentera d’ailleurs des lettres et marques de sympathie échangées entre les étudiants du CEJ et des enfants de la région de Fukushima.
Il y a 140 ans, le grand éducateur et fondateur de l’université Keio, Fukuzawa Yukichi (1835-1901) lançait un “Appel à l’étude” (gakumon no susume). Il exhortait ses compatriotes à se familiariser avec d’autres cultures, car « nous devons apprendre les uns des autres et nous éduquer mutuellement ».
Afin de familiariser les étudiants, enseignants et un large public avec la langue et la culture japonaises, le CEJ a constamment augmenté le nombre de ses cours, offrant ainsi un vaste choix d’enseignements. Créé il y a deux ans en tant qu’unité de recherche au sein de la faculté de Philosophie et Lettres, l’équipe composée d’Andreas Thele, d’Edith Culot et de Kanako Goto peut donc tirer un premier bilan de ses activités.
L’enseignement de la langue reste un pilier fondamental des activités du CEJ. Actuellement, quatre niveaux de cours de langue sont donnés par Kanako Goto, ainsi qu’un cours de japonais à l’Institut supérieur des langues vivantes (ISLV ). Avec un cours au choix donné par Andreas Thele dans les programmes du 1er master en langues et littératures modernes, cela représente au total une centaine d’étudiants qui suivent actuellement les cours de langue japonaise. La plupart des étudiants souhaitent valoriser leurs études par des attestations, des certificats et des diplômes. Vu que le CEJ est le seul institut de ce genre dans la Fédération Wallonie-Bruxelles, il y a ici un très grand potentiel pour l’université de Liège. A long terme, il sera souhaitable de pouvoir étendre les cours de japonais aux élèves de l’enseignement secondaire, comme cela se fait déjà dans d’autres pays ou pour l’enseignement de la langue chinoise.
Un deuxième pilier est l’enseignement de la culture, suivi par une cinquantaine d’étudiants. La majorité de ceux-ci s’intéresse plus particulièrement à la philosophie, aux religions et à l’esthétique, sujets abordés dans les cours “Pensée et croyances en Asie orientale” et “Introduction aux religions du Japon : shintoïsme et bouddhisme” (co-titulaire Edith Culot), ainsi que dans un cours sur l’histoire de l’art : “Introduction à l’art japonais et au japonisme”, donné en collaboration avec Julie Bawin, co-titulaire et spécialiste du japonisme.

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