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    February 2012 - N°211     Consultez nos archives       Search in the 15th  
 


Nouveau mode de consommation alimentaire

On les appelle les “locavores”. Derrière ce terme dans l’air du temps, qui a atterri dans les pages de nos dictionnaires en 2010, se cachent en fait les consommateurs convertis au credo – marqué au sceau du développement durable – de l’alimentation locale. Le régime de cette nouvelle espèce de consommateurs, en voie d’expansion, se constitue majoritairement de nourriture produite dans un rayon de 100 à 250 kilomètres autour du lieu de vie. La tendance fait progressivement des fidèles. Aux Etats-Unis, et en France notamment.

Produits animaux locaux

« Pour des questions de sécurité alimentaire, de fraîcheur, de goût, d’empreinte écologique, notamment, de plus en plus de gens se tournent en effet vers l’alimentation locale », pointe le Pr André Thewis de Gembloux Agro-Bio Tech, par ailleurs cheville ouvrière du 17e Carrefour des productions animales, une journée de conférences organisée conjointement par la Faculté et le Centre wallon de recherches agronomiques (CRA-W) le 7 mars et dont le thème, cette année, porte sur la production et la consommation locales de produits animaux.

« De nouvelles pratiques se dessinent actuellement, aussi bien du côté du consommateur que du producteur, poursuit le professeur. La journée de conférences sera donc l’occasion de reposer les balises de la question de l’alimentation locale du point de vue particulier des produits animaux (viandes, laits, fromages, etc.). Qu’entend-on exactement par alimentation locale ? Quels sont les impacts économiques, écologiques, mais également sociaux ? Quelles sont les limites institutionnelles et de terrain à l’alimentation locale ? Mais nous aborderons également des sujets plus précis tels que les labels de qualité IGP (indication géographique protégé) et AOP (appellation d’origine protégée), le cas du boeuf des prairies d’Ardenne ou encore la question de l’alimentation des animaux : que sommes-nous capables de produire localement pour nourrir nos animaux, pour quels types d’animaux? » La Faculté a pour l’occasion misé sur des intervenants de tous poils : universitaires belges et étrangers (francophones), représentants d’institutions publiques, représentants de grandes surfaces, chefs d’entreprises.

“Consommer local, c’est consommer bio”. “Les produits locaux sont des produits du terroir”. Les clichés qui collent à la peau de la consommation locale sont encore nombreux. La 17e édition du Carrefour des productions animales – qui se veut “à la croisée de la bonne vulgarisation et de la science” et s’adresse à un public varié – est aussi l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Comme l’explique le Pr Thewis, « on parle de produits locaux lorsque ceux-ci sont consommés le plus près de leur endroit de production. Cela concerne donc non seulement la consommation biologique mais aussi les produits issus de l’agriculture plus traditionnelle. »

 

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