Des balles magiques contre le cancer ?
Ensuite, la formulation doit être testée, ce qui se fait en étroite collaboration avec d’autres laboratoires de recherche. L’évaluation de l’efficacité du vecteur se fait d’abord sur des modèles de culture cellulaire avant de passer sur des modèles in vivo, en général des souris. Des phases qui sont menées, selon la nature des projets, soit avec le laboratoire de biologie des tumeurs et du développement des Professeurs Foidart et Noël (LBTD), soit avec le laboratoire de recherche sur les métastases du Professeur Castronovo (LRM), soit encore avec le service d’anatomo-pathologie du Professeur Delvenne (LAP). Les essais cliniques, ce sera pour plus tard… Mais ce n’est pas fini !Mais n’allez pas croire que les galénistes se reposent sur leurs lauriers ! Car après avoir mis au point le vecteur idéal, il faut lui trouver une méthode de fabrication robuste. Il y a en effet un monde de différence entre les tâtonnements éventuellement couronnés de succès qui sont menés au laboratoire et la fabrication industrielle du même produit ! « Si on veut un jour avoir un médicament qui arrive sur le marché, énumère Géraldine Piel, il faut que son processus de fabrication soit transposable à une échelle de production industrielle, ce qui n’est pas une mince affaire. Ensuite, il faut aussi que l’objet puisse être stérilisé, en sachant qu’on ne peut généralement pas utiliser les procédés qui font appel à la chaleur qui risquent de le modifier. Enfin, le vecteur doit également être stable, parce qu’un médicament qui a une durée de vie de 6 mois, ce n’est pas rentable. Or les liposomes ont souvent une stabilité faible en milieu aqueux, donc nous devons les lyophiliser, pour en faire une poudre qu’on remettra ensuite en dispersion avant l’injection. » La recherche doit être parfaite jusque dans les plus petits détails… Page : précédente 1 2 3 4
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